Emile Othon FRIESZ

1879 (Le Havre) - 1949 (Paris)

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Biographie

Emile Othon FRIESZ

Emile-Othon Friesz, dont la mère était d’origine créole, eut beaucoup de mal à faire admettre à son père, capitaine au long cours, que sa véritable vocation était la peinture. Il avait été, au Havre, l’élève de Charles Lhuilier, conservateur du Musée et peintre local qui eut comme autres élèves Dufy et Braque. Dufy et Friesz partagèrent en 1896 un « atelier », en fait une chambre de bonne.

En 1897, grâce à une bourse de la ville, il partit pour Paris où il entra aux Beaux-arts dans l’atelier de Bonnat, avec qui il se fâcha, et où il rencontre Matisse, Marquet, Rouault, de Vlaminck et Derain. Il passe de nombreuses heures au Louvre à copier les anciens : Rubens, Véronèse et Delacroix.

Avec Braque il visita Anvers, puis alla seul peindre en Provence et sur la côte normande. En 1909, il fait un voyage avec Dufy à Munich, puis, avant la première guerre mondiale, il part pour l’Italie et le Portugal. Après sa démobilisation il continue à peindre et va aux Etats-Unis où il enseigne et où il a une grande influence sur le développement de l’art moderne.

Ses premières œuvres étaient impressionnistes, puis sous l’influence de Van Gogh et de Gauguin, il donna la primauté à la couleur et fit partie du groupe des Fauves : ensemble avec Matisse, Derain, Vlaminck, il expose au Salon des Indépendants. ‘Othon Friesz s’enrôle délibérément sous la bannière de Matisse et de Manguin. Il élargit sa manière et illumine sa toile de tons ardents : qu’il conserve ses qualités de dessin nerveux et constructeur. Et nous nous réjouirons d’un jeune artiste qui cherche et qui se classera. […] De 1905 à 1907, Friesz fut un Fauve parmi les Fauves, préoccupé essentiellement d’orchestrations colorées tout en marquant un penchant pour les vastes paysages, les motifs grandioses, les rythmes amples.’ Louis Vauxcelles

A partir de 1908, sans doute en raison de l’influence de Cézanne, il s’éloigna du fauvisme et élabora une œuvre plus constructiviste : sa palette s’assourdit, il privilégia les ocres, les bruns, les verts et les bleus austères. Ses sujets restèrent traditionnels, nus, paysages, natures mortes et portraits. Il réalise quelques cartons de tapisseries, des décors de scène (notamment « La Lumière » de Duhamel), illustre des livres (dont une édition de luxe de Ronsard), et décore, ensemble avec son ami Raoul Dufy, le Palais de Chaillot à Paris en 1937.