Ladislas KIJNO

1921 (Varsovie) - 2012 (Saint-Germain-en-Laye)

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Biographie

Ladislas KIJNO

Kijno est né à Varsovie en 1921 et arrive en France dès 1925. Il étudie la philosophie à la Faculté de Lille avec Jean Grenier entre 1942 et 1946. Puis fréquente l'atelier de Germaine Richier.

En 1954, première exposition personnelle à Paris, à la galerie Saint-Placide.

En 1957, Dor de la Souchère, ami de Picasso et de Nicolas de Staël, organise la première grande exposition de Kijno au musée d'Antibes.

Depuis la fin des années 50, Kijno s’est installé dans la région parisienne. Au fil des décennies, il a multiplié les vaporisations en peinture qui, avec les papiers froissés, constitueront désormais l'outillage principal de son écriture et vont le rendre célèbre.

Kijno n'a jamais cessé de collaborer étroitement avec les poètes depuis 1943 et sa rencontre avec Aragon et Ponge. D’innombrables hommages habitent ses créations (Nicolas de Staël, Nelson Mandela, Galilée), dont voici ici un magnifique exemple.

1990-1999 : réalisation de la grande rosace de la cathédrale de Lille

2000 : Grande rétrospective au Palais des Beaux Arts de Lille

2006 : rétrospective au Musée d’art russe de Saint Petersbourg

 « Homme de passion et de rectitude, Kijno n'a cessé de renouveler et d'enrichir, depuis le début des années cinquante, les sources de sa puissance picturale et poétique, tout en s'affirmant d'emblée en marge de l'abstraction et de la figuration dominantes, étranger à leur opposition normative. Cette capacité de ressourcement, cette obstination à se frayer un chemin dans des terres non identifiées et jusqu'aux confins de l'expérience de l'imagination humaine, ne relèvent pas seulement de la personnalité et de l'originalité d'un langage, qui maîtrise pleinement l'outillage technique et esthétique qu'il a approprié, voire inventé à ses fins. IL s'agit là, exemple rarissime dans ces vingt dernières années de consensus et de récupération, d'un vrai rebelle, en révolution dans sa propre révolution, contre tous les pouvoirs, y compris ceux des avant-gardes, désormais classiques et contrôlées... »  Raoul Jean Moulin