Louis VALTAT

1869 (Dieppe) - 1952 (Paris)

Aucune oeuvre disponible en ce moment.

Biographie

Louis VALTAT

Issu d’une riche famille d’armateurs dieppois, Louis Valtat fait ses études classiques au Lycée Hoche à Versailles où ses parents se sont installés. Encouragé par son père, il postule son admission à l’Ecole des Beaux-arts où il fut l’élève de Gustave Moreau et dès 1886  fréquente les ateliers de Boulanger, Lefebvre et Harpignies. Il complète sa formation à l’Académie Jullian où il connut Bonnard, Vuillard, d’Espagnat, Maurice Denis et Albert André qui devint un de ses proches amis.

Il expose pour la première fois en 1893 au Salon des Artistes Indépendants, puis en 1894, il réalise en collaboration avec Henri de Toulouse-Lautrec, et aidé par Albert André, un décor pour le théâtre de « L’Œuvre ». A la fin de cette même année, il expose au Salon des Cent des tableaux qu’il a peint dans le quartier dela Glacièreà Paris qu’il habite alors, ou à Arcachon, des panneaux aux tons purs qui font de lui le précurseur du mouvement des Fauves. S’enchaînent d’autres expositions collectives : Galerie Durand-Ruel en 1899, exposition de groupe organisée par Paul Signac,  Salon d’Automne en 1903 et 1905 (célèbre pour avoir révélé les Fauves), Salon des Tuileries. Il expose aussi à Bruxelles en 1900 àla LibreEsthétique, à Vienne àla Gebäudeder Sezession 1903, à Dresde, à Berlin, à Prague et Budapest en 1906, à Moscou en 1908.

Depuis 1900, sur l’amical conseil de Renoir qui, frappé par l’audace et la vigueur de son jeune talent devient son ami et l’invite à venir le rejoindre dans le midi, Ambroise Vollard passe un accord avec Valtat dont il acquiert pratiquement la totalité de la production durant plus de 10 ans. De très importantes rétrospectives eurent lieu au Salon d’Automne l’année de sa mort en 1952, au Musée Galliera à Paris en 1956, à Genève en 1969, et au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux en 1995.

Valtat travaille à ses débuts dans un style pointilliste qu’il délaisse vers les années 1895 sous l’influence de ses amis Nabi. Il adopte une touche plus large, de généreux cernes noirs délimitent les aplats des tons locaux, il pratique une utilisation de la couleur en fonction de son effet symbolique détaché de la couleur réelle des objets. Pourtant, il n’était pas inconditionnellement rallié au groupe et conservait sont indépendance : la spontanéité de ses violents contrastes de couleur est bien loin de la peinture d’un Maurice Denis.

Ce fut un peintre très complet, de précieux petits formats et de très vastes compositions « tenant le mur » parfaitement, à l’inspiration généreuse et variée.